[article]
| Titre : |
L'ANONMIE PROFESSIONNELLE : déprofessionnalisation et désinstitutionnalisation du travail |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
ABALLEA François |
| Année : |
2013 |
| Matériel : |
p. 15-26 |
in Recherche et Formation > 72 (2013)
| Descripteurs : |
statut social
|
| Mots-clés : |
déprofessionnalisation professionnalisation compétence professionnelle code professionnel institutionnalisation |
| Résumé : |
La professionnalisation est une délégation d’autorité reposant sur un mandat qu’attribue une institution à un groupe professionnel, généralement parce que les objectifs poursuivis et les valeurs défendues par l’institution et par le groupe professionnel se recouvrent à travers, par exemple, la promotion de l’intérêt général. Or il peut arriver que le groupe professionnel finisse par développer un corps de doctrines, de pratiques et de références éthiques qui s’éloigne de celui de la puissance instituante. Ou, à l’inverse, que la puissance instituante modifie son référentiel normatif et éthique. En ce cas, profession et institution entrent en tension, soit que la profession l’emporte sur l’institution et on parlera de désinstitutionnalisation, soit que l’institution s’impose à la profession et on parlera de déprofessionnalisation. À quelques exceptions près, la logique dominante actuelle, pour les groupes professionnels les plus emblématiques et établis, semble bien être à la déprofessionnalisation. Mais dans le même temps, ces institutions se montrent de moins en moins capables de définir un projet ou un programme susceptibles de mobiliser subjectivement les acteurs, c’est-à-dire de faire sens. Elles se réduisent de plus en plus à de simples organisations, au mieux rationnelles-légales, au pire autoritaires. C’est en ce sens que l’on parle parfois du déclin de l’institution. De ce fait, les professionnels se trouvent à la fois sans l’appui de leur groupe professionnel et de l’institution, incapable de proposer un réel projet éthico-politique ou civilisateur, dans une situation que nous qualifions d’anomie professionnelle. D’où malaise et épuisement. |
| Nature du document : |
Article de périodique |
[article] L'ANONMIE PROFESSIONNELLE : déprofessionnalisation et désinstitutionnalisation du travail [texte imprimé] / ABALLEA François . - 2013 . - + p. 15-26. in Recherche et Formation > 72 (2013)
| Descripteurs : |
statut social
|
| Mots-clés : |
déprofessionnalisation professionnalisation compétence professionnelle code professionnel institutionnalisation |
| Résumé : |
La professionnalisation est une délégation d’autorité reposant sur un mandat qu’attribue une institution à un groupe professionnel, généralement parce que les objectifs poursuivis et les valeurs défendues par l’institution et par le groupe professionnel se recouvrent à travers, par exemple, la promotion de l’intérêt général. Or il peut arriver que le groupe professionnel finisse par développer un corps de doctrines, de pratiques et de références éthiques qui s’éloigne de celui de la puissance instituante. Ou, à l’inverse, que la puissance instituante modifie son référentiel normatif et éthique. En ce cas, profession et institution entrent en tension, soit que la profession l’emporte sur l’institution et on parlera de désinstitutionnalisation, soit que l’institution s’impose à la profession et on parlera de déprofessionnalisation. À quelques exceptions près, la logique dominante actuelle, pour les groupes professionnels les plus emblématiques et établis, semble bien être à la déprofessionnalisation. Mais dans le même temps, ces institutions se montrent de moins en moins capables de définir un projet ou un programme susceptibles de mobiliser subjectivement les acteurs, c’est-à-dire de faire sens. Elles se réduisent de plus en plus à de simples organisations, au mieux rationnelles-légales, au pire autoritaires. C’est en ce sens que l’on parle parfois du déclin de l’institution. De ce fait, les professionnels se trouvent à la fois sans l’appui de leur groupe professionnel et de l’institution, incapable de proposer un réel projet éthico-politique ou civilisateur, dans une situation que nous qualifions d’anomie professionnelle. D’où malaise et épuisement. |
| Nature du document : |
Article de périodique |
|